Sabecha

Salah et ses épaules sur le monde

Sabecha

Non. Créer un outil de veille n’est pas à la portée de tous … les investisseurs.

Outil de veille - Source : Sysomos

Outil de veille - Source : Sysomos

J’ai suivi de loin la création d’outils de veille au cours de ces 8 dernières années. J’ai même eu le triste privilège d’en tester deux en beta : la réponse attendue était évidemment de donner des billes pour les vendre, quant à la pertinence métier ou les remontées utilisateurs personne ne semblait s’y intéresser.  

Il apparaît assez évident que les outils les plus sollicités sont ceux qui intègrent la puissance technique, l’ergonomie et la pertinence dans le traitement de l’information. Cela va sans dire …

… Enfin on aimerait. Quand on observe le nombre de start-up ou de digital evangelist qui se sont lancées dans le secteur de la veille (et les montants engagés) avec l’intuition de la niche parfaite (mais qui se sont bien ramassées au final), on constate, aujourd’hui encore, et parce que ne connaissant tout simplement pas les exigences et les codes du métier, l’acharnement de certains à trouver sa place au soleil des rapports et autres alertes.

Au Petit Riche - Source : Wikimedia

Au Petit Riche - Source : Wikimedia

Passons sur cette triste réalité du fossé comblé de force, à la défaveur des métiers, entre le digital-lol de l’idée qui tue et les secteurs qui nécessitent une réelle expertise et expérience (une double expérience dans notre cas : celui du « mouvement » des interactions, du contenu et de la manière de mettre à disposition ces informations en vue d’un traitement).

Alors vous l’aurez compris, dans mes prochains sujets en rapport avec l’analyse des interactions, il y a peu de chance que je fasse référence à l’avenir aux outils qui ont disparu au bout de quelques mois d’existence. Je n’ai pas spécialement envie de m’ennuyer à analyser ou commenter des aventures financières foireuses (elles ne sont que ça finalement, leur idée de départ étant de savoir comment faire du fric dans un secteur d’activité en croissance et avec un potentiel lucratif sans vraiment se soucier de ce que cela implique dans le métier).

N’étant pas développeur ou expert sémantique, je ne pourrai jamais évaluer la complexité globale de la création d’un outil : de l’intuition au cahier des charges, en passant par l’évaluation de ses performances en situation, etc. mais on peut toujours juger sur le moyen/long terme d’un travail qui s’est appuyé sur des experts et des passionnés. Et il n’y en a pas masse.

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